L'une des 100 000 façons de raconterle Nord

Femme assise sur une montagne surplombant la ville

Marie-Ève Fiset
Photo : Claire Lacoste
 
Parce que chaque voyage dans le Nord a sa propre histoire et comporte son lot de coïncidences, parce que chaque déménagement au-delà du 60e parallèle est un récit en soi, parce que les souvenirs des uns sauront toujours alimenter ceux des autres, il y a des livres comme celui de Jacqueline April. Vives lueurs septentrionales est un récit fait des souvenirs d’une femme qui a passé de nombreuses années dans le Nord. Un récit humain et personnel qui n’en est toutefois pas moins dérangeant, voire choquant. 

Pour s’attaquer à ce récit, le lecteur doit toutefois être averti, sans quoi il risque de ne pas franchir le cap de la page 34 alors qu’on y décrit les Inuits (l’auteure dit Eskimos) comme des «primitifs incultes vivant dans un pays intraitable». Qu’est-ce que ce récit qui utilise encore les catégories culturelles qui prévalaient en 1950? Qu’est-ce que cette néo-missionnaire du social qui sacrifie sa vie pour instruire des gens qui n’ont pas la « civilité dans leurs gènes »? Ce récit choque. Les mots utilisés ne sont pas toujours bien choisis, principalement lorsqu’il est question des Inuits. Cependant, si le récit fait preuve de lacunes évidentes, il faut lui laisser tout son mérite au niveau historique : c’est un récit personnel et somme toute très bien documenté.

Ce projet a été rendu possible grâce à une contribution financière du programme Francommunautés virtuelles d'Industrie Canada.

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